En broderie d’art, le fil a son propre vocabulaire. Petit glossaire pour ne plus jamais bloquer sur une consigne.
Les brins
Certains fils de broderie, comme le mouliné coton, sont composés de plusieurs fils plus fins réunis ensemble : ce sont les brins. Un écheveau de mouliné coton DMC est ainsi composé de six brins séparables. Tous les points ne demandent pas le même nombre de brins, et il est très rare d'utiliser la totalité des brins en même temps. Lorsque le nombre de brins n'est pas précisé, c'est souvent qu'il s'agit d'un fil à un seul brin, à l'image du fil à gant.
La longueur de bras
Pour estimer la longueur de fil à couper, on mesure simplement de ses doigts à son épaule : un bras, un bras et demi, deux bras. Très rarement plus : un fil trop long finit toujours par s'emmêler et s'user à force de traverser le tissu. Couper long en pensant gagner du temps est une fausse bonne idée : vous en perdrez à démêler ou à défaire des nœuds.
En simple, en double
En simple, le fil est utilisé tel quel, en une seule épaisseur. En double, on l'enfile dans l'aiguille puis on fait glisser celle-ci jusqu'au milieu du fil, de façon à obtenir deux longueurs égales : on brode alors les deux épaisseurs ensemble. À noter : en double, le fil reste engagé dans l'aiguille pendant toute la durée du travail, il est alors impossible de le désenfiler en cours de route, ce qui change la manière de défaire un point (voir l'article sur les points ratés).
C'est exactement dans ce langage que sont écrites les consignes des carnets Point Sauvage : une fois ces repères en main, vous ne bloquerez sur aucune étape.