Derrière vos coffrets

Point Sauvage est né d'une obsession : voir jusqu'où un simple fil pouvait aller

Rien ne me destinait à la broderie, et encore moins à l'artisanat d'art.

Il aura fallu une fracture du pouce et deux opérations. Pendant ma convalescence, une seule idée m'a portée : quand je serai guérie, je ferai enfin quelque chose de mes mains et je broderai mon chien en point de croix, dans un format parfaitement déraisonnable.

Ce premier tableau m'a demandé un an de travail, et il a tout déclenché.

La broderie a alors tout envahi, et je m’en suis découverte insatiable : jamais rassasiée d'un point, déjà en train de penser au suivant, puis à la matière d'après, puis à la technique que je ne connaissais pas encore. Cette obsession ne m'a plus quittée.

L'école du faire
(et du défaire)

J'ai d'abord appris seule, en dessinant mes premiers motifs dans le tâtonnement le plus total : je testais, je défaisais, je testais de nouveau, et puis un jour ou l’autre j’y arrivais. Je suis ensuite allée chercher le bagage théorique qu’il me manquait dans une école de broderie, où j’ai pu suivre la préparation au CAP des Arts de la broderie, afin de mettre des noms et des règles sur ce que j’avais appris par moi-même, dans mon coin et souvent de travers.

Une main montrant les matières d'un coffret de broderie d’art

La débrouille m'a donné la liberté, ma formation professionnelle m'a donné l'exigence et la technique. Je brode toujours avec les deux.

L'esprit Point Sauvage

Le nom est venu d'une intuition : traiter la broderie comme un territoire encore un peu sauvage, où l'on ne choisit pas son camp. La précision millimétrée du crochet de Lunéville me fascine autant que le point de croix, que j’aime voir comme du pixel art. Quant à la broderie or, je la détourne de ses codes ecclésiastiques ou militaires pour l'emmener vers des formes plus libres. Là où la tradition sépare soigneusement les disciplines, je préfère les faire se répondre au sein d'une même œuvre et c'est là, à mes yeux, que naît la broderie d'art contemporaine.

Transmettre sans intimider

Aujourd'hui, je conçois des œuvres à broder soi-même : des coffrets où chaque geste est transmis un à un, avec de vraies matières de broderie d'art. Mon but est de prouver que la broderie d’art n’a rien d’inaccessible : ces techniques qu'on croit réservées aux ateliers de haute couture, je veux les mettre entre vos mains, pour que la fierté du « c'est moi qui l'ai fait » soit à la portée de tous.

Bienvenue chez Point Sauvage

Mais méfiez-vous, la passion de la broderie se transmet facilement, et peut vite devenir obsessionnelle.

Constance